Adopter le marketing d’influence et les relations presse digitales

En plein essort, le marketing digital se développe et voit émerger de nouvelles tendances comme le marketing d’influence. Cette nouvelle méthode de travail allie web et relation presse.

Un marketing digital en augmentation

Longtemps minime, le budget alloué au marketing digital ne cesse d’augmenter depuis maintenant plusieurs années. Obligées de s’adapter face à cette vague numérique qui prend toujours plus d’ampleur, les entreprises devraient réduire la part de leurs dépenses en marketing traditionnel pour laisser plus de place au marketing digital. Teradata, constructeur et un éditeur de solutions informatiques spécialisées en matière d’entrepôt de données et d’applications analytiques, a mené une étude auprès de 402 responsables marketing de grandes entreprises. Cette dernière montre une augmentation régulière chaque années de 10%, au point d’atteindre 40% en 2019.

Une augmentation du budget dédié au marketing digital ne veut pas forcément dire augmentation des dépenses allouées à l’influence. Car pour le moment, ce sont les annonces en ligne payantes qui prennent le plus gros budget, à tel point que le digital est désormais le 2ème média investi par les annonceurs devant la presse. Pour autant, le marketing d’influence se développe lui aussi et est devenu un moyen d’attirer toujours plus de consommateurs.

Le marketing d’influence  

Loin d’être nouveau, ce principe est fondé sur la théorie de la communication à double étage, développée notamment par Paul Lazarsfeld et Elihu Katz. Les individus ne seraient pas influencés par les médias mais par leurs proches. Ainsi, des leaders d’opinion relaient les informations, les interprètent et influent ensuite sur leurs pairs.

Quelle marque de vêtements n’a jamais rêvé de voir la célébrité du moment porter une de leur création ? Sur le web, c’est pareil bien que les mécanismes pour parvenir à séduire le consommateur sont différents. Il faut cibler les influenceurs capables de fédérer autour d’eux un engouement positif pour la marque. Ces derniers peuvent être des blogueurs, des youtubers, des professionnels partageant leur expérience via un site internet.

Le piège toutefois à éviter est de confondre influence et audience. Un blogueur réalisant beaucoup d’audience ne veut pas nécessairement dire qu’il est influant. Il lui faudra cependant avoir de l’audience pour obtenir un minimum d’influence. De même, il n’existe pas une seule catégorie d’influenceur. Ces derniers sont différents selon la cible. La tranche d’âge 15-26 ans ne possède pas les mêmes référents que les 50 ans et plus. Il faut donc adapter les influenceurs en fonction de sa cible.

Des RP 2.0

Les relations presse classiques s’essoufflent petit à petit. La presse est de moins en moins lue, les individus utilisent d’autres moyens pour s’informer. On peut alors voir émerger une nouvelle sorte de RP que nous pouvons appeler “RP 2.0”. L’obtention d’un article sur un blog débouche généralement sur une diffusion plus large avec notamment les réseaux sociaux. L’article sera partagé, commenté et bénéficiera d’une certaine visibilité. Sur internet, les canaux sont beaucoup plus variés et permettent aux marques d’étendre leur influence sociale. Il n’est pas donc pas anodin que les entreprises songent à d’autres moyens que la publicité classique pour séduire de nouveaux consommateurs. Le marketing d’influence devrait donc prendre plus de place à l’avenir. Il a déjà convaincu plusieurs marques comme Vitaminwater, propriété de l’ogre Coca-Cola.

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