Triller : le nouveau réseau social de vidéos musicales

Alors que l’application chinoise, TikTok, est encore en sursis aux Etats-Unis, les tiktokeurs n’attendent pas son interdiction pour se réinventer. L’application américaine, Triller, accueille les créateurs de contenu américains qui publient des vidéos musicales de courte durée. Donald Trump a même réussi à y faire certifier son compte au mois d’août 2020. Quelles sont donc les particularités de cette nouvelle application et pourquoi les créateurs de contenu américains se tournent-ils vers cette option ?

Triller : la création, le partage et le réseau

Une nouvelle plateforme de vidéos

Créée en 2015 par David Leiberman et Sammy Rubin, Triller appartient au groupe Proxima Media. L’application utilise l’intelligence artificielle pour éditer automatiquement des montages vidéos à partir de plusieurs prises qui s’adaptent au rythme de la musique utilisée. Les utilisateurs peuvent également réaliser des vidéos “sociale” qui n’intègrent pas de musique. Ces dernières ne sont alors pas éditées automatiquement. Sur Triller, les vidéos durent en moyenne 16 secondes, mais la durée peut s’étendre jusqu’à 30 secondes ou être raccourcie.

L’application inclut également une fonction sociale puisque les utilisateurs “likent”, commentent et partagent les vidéos des autres comptes qui apparaissent dans leur fil d’actualité.

Des utilisateurs internationaux

En octobre 2020, le PDG de Triller, Mike Lu, a déclaré que l’application comptait 100 millions d’utilisateurs actifs tous les mois. L’application aurait également été téléchargée plus de 250 millions de fois, mais cette information est actuellement en train d’être vérifiée. Le journal The Verge comptabilisait, pour sa part, 27 millions d’utilisateurs quotidiens. Ces téléchargements proviendraient d’abord des Etats-Unis (23,8 millions de téléchargements), puis d’Inde suivie par des pays européens et africains ce qui correspond aux pays principalement touchés par l’interdiction de TikTok.

De nombreuses célébrités américaines ont déjà leur compte sur l’application. C’est notamment le cas de Justin Bieber, d’Eminem ou encore de Kevin Hart. Des tiktokeurs se sont également inscrits ; on y retrouve effectivement sœurs Charli et Dixie D’Amelio, Josh Richards ou Griffin Johnson.

Un réseau social tourné vers la musique

Des partenariats avec les labels musicaux

Triller a signé des contrats de licence avec des labels comme Universal, Sony et Warner pour exploiter légalement les titres musicaux que les utilisateurs incluent à leurs vidéos. Les artistes américains acclament cette initiative et soutiennent ainsi particulièrement l’application. C’est pour cette raison que de nombreux chanteurs américains comme TheWeeknd ou Marshmello y ont déjà créé un compte.

L’application se concentre donc sur un axe musical qui permet d’éviter à ses utilisateurs de faire face à des réclamations de droit d’auteurs comme sur les autres plateformes sociales. Elle semble particulièrement favoriser la musique urbaine ce qui est propice à des associations avec le domaine sportif ou les voyages notamment.

L’application bientôt cotée en Bourse

Depuis le mois de juillet, Triller et TikTok se disputent un brevet concernant l’outil qui synchronise les vidéos musicales à une bande-son. Les péripéties de TikTok ont nettement joué en défaveurs de l’application chinois qui est encore en train de négocier avec Oracle et Walmart pour continuer à être utilisée légalement aux Etats-Unis. En parallèle, Triller discute avec plusieurs entreprises cotées en Bourse quant à son éventuelle entrée à Wall Street. L’application, qui serait actuellement valorisée à 1,25 milliards de dollars, n’a pas encore confirmé sa volonté d’entrer en Bourse.

Les applications évoluent rapidement entraînant de nouvelles habitudes de consommation auxquelles les entreprises doivent s’adapter pour rester visible sur internet. Triller doit encore faire ses preuves avant de se montrer réellement intéressante pour des marques qui ne sont pas rattachée à la musique mais elle reste néanmoins intéressante pour toucher de jeunes américains entre 16 et 25 ans.

Comment

There is no comment on this post. Be the first one.

Leave a comment