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Hold up et Odysee : la question de la liberté d’expression sur les réseaux

Depuis quelques mois, le film Hold Up éveille la curiosité des internautes en promettant un documentaire bouleversant sur les secrets liés à la Covid-19. En quelques mois, le projet a réuni plusieurs milliers d’euros sur les plateformes de financements participatifs Ulule et Tipeee notamment grâce au soutien de personnalités françaises telles que Sophie Marceau. Le film est publié sur internet le 11 novembre avant d’être retiré de VimeoVOD pour “complotisme”. Depuis, le documentaire a été regardé plus de deux millions de fois, en partie grâce à sa diffusion sur la plateforme de vidéo Odysee, qui se présente comme un “YouTube libre”.

L’histoire d’Odysee

L’évolution de LBRY

LBRY (prononcer Library) est un réseau de blockchain décentralisées en open source qui permet de partager du contenu multimédia entre utilisateurs. Ce “YouTube décentralisé” est alimenté par son propre token, le LBC (LBRY Credits), qui est utilisé pour publier, acheter et gérer les contenus sur la plateforme. Depuis sa création en 2016, LBRY a pour volonté de redonner le contrôle des publications aux utilisateurs puisque les contenus ne sont pas hébergés sur les serveurs de la plateforme. À la fin du mois de septembre 2020, LBRY évolue pour devenir Odysee. Les créateurs et les vidéos disponibles depuis 2016 sur LBRY sont dorénavant accessibles sur Odysee.

Liberté d’expression pour tous

LBRY et Odysee suivent donc la même ligne de conduite vis-à-vis des publications sur la plateforme. La charte d’utilisation se penche ainsi exclusivement sur les violations au droit d’auteur mais n’interdit pas les propos négationnistes et la diffusion de désinformations. Les internautes français ont ainsi rapidement compris l’utilité de la plateforme. Odysee réunit désormais des personnalités censurées par YouTube qui y ont trouvé une nouvelle plateforme pour diffuser leur discours. Dieudonné, Silviano Trotta, Thierry Casasnovas ou encore Alain Soral réunissent déjà plusieurs milliers d’abonnés sur leurs chaînes respectives.

Hold up, un documentaire controversé

Multiplication des relais de diffusion

Publié le 11 novembre sur la version payante de Vimeo, le documentaire français qui évoque un complot mondial autour de l’épidémie de Covid-19 est supprimé dès le lendemain de sa mise en ligne par la plateforme. Les critiques reprochent effectivement au film de 2h50 de partager des inexactitudes et des informations fausses. Les producteurs de Hold up ont choisi de le télécharger sur Odysee suite à sa suppression de Vimeo VOD. Des internautes se sont ensuite précipités de le partager. Julien Baldacchino, journaliste pour France Inter, a ainsi relevé plus d’une vingtaine de comptes diffusant le documentaire sur Odysee. Une cinquantaine de comptes YouTube l’ont également téléchargé.

Une popularité numérique

De nombreux comptes Twitter ainsi que des commentaires sur différents forums participent à la mise en avant du documentaire. Les différents articles de presse qui critiquent le documentaire ont contribué à éveiller la curiosité des internautes qui ont largement échangé sur le sujet. Des influenceurs ont également participé à cette popularité soudaine : Sophie Marceau en a notamment parlé sur son compte Instagram. Sa publication a fait réagir puisqu’elle comptabilise près de 23 000 likes et 6 000 commentaires, parmi lesquels on retrouve des créateurs de contenus digitaux et d’autres personnalités françaises.

Le documentaire controversé Hold Up démontre la capacité des internautes à s’approprier des sujets inattendus. Les spécialistes parlent alors de “l’effet Streisand” qui se manifeste par la sur-diffusion d’un contenu que l’on cherche à contenir. Le développement des outils pour limiter la diffusion des “fake news” sur les réseaux sociaux poussent ainsi les internautes à se réfugier sur d’autres plateformes où la censure est limitée.

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